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Comme Verlaine l'a lui-même écrit dans la préface
de ce livre, ce recueil a été écrit «parallèlement»
à Sagesse et à Amour.
De fait, alors que Sagesse exprimait
la foi de Verlaine et que plusieurs poèmes d'Amour
ont été écrits sous l'effet de la morale chrétienne,
les pièces de Parallèlement abordent des sujets
parfois scabreux. De fait, la vertu bourgeoise - que Verlaine respectait
encore dans Amour - est mise à
mal dans Les Amies (voir là-dessus Printemps),
section où on retrouve un éloge des amours lesbiens,
ou dans ces poèmes de Filles (la seconde partie du recueil)
dans lesquels Verlaine se complaît dans le récit d'amours
de bordels (voir Auburn). Un poème
comme Mains évoque même
l'image d'un assassin tant Verlaine sent son sens moral et son goût
pour la violence gonfler en lui.
Il faut savoir là-dessus qu'entre 1885 et 1887, à
l'époque où le poète prépare Parallèlement,
il est réduit au vagabondage ou, pire, il vit à l'hôpital.
Parallèlement est donc une composition née d'une
des périodes les plus troubles de l'existence de Verlaine.
C'est aussi l'époque où il se désignait lui-même
comme le pauvre Lélian.
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